lundi 19 avril 2010

Iguaçu Falls Brésil

Nous arrivons enfin à Iguaçu. La nuit est tombée, fatigués par cette journée d'attente, nous partons directement pour l'hôtel San Martin.


Nous aurions dû voir les chutes du côté brésilien dans l'après-midi, mais le retard de notre arrivée a repoussé la visite au lendemain. Notre guide nous a prévenus, nous ferons les 2 côtés le même jour, avec une petite pause déjeuner. Nous ne pourrons pas trop profiter de l'hôtel !

Nous voici donc à l'entrée. Il est clair que le climat n'est pas le même qu'à Barreirinhas ou Rio, il fait légèrement plus froid, nous sortons les pulls.

Quand nous voyons ces chutes face à nous, nous en avons le souffle coupé. Un spectacle saisissant. Les 300 chutes sont en activité sur 3 kms de long.

Le débit est exceptionnel. Pour les connaisseurs, 3 500 m3 à la seconde de débit.

C'est ici que fût tourné le film "Mission", juste sur l'ile San Martin en bas à gauche de la photo.



Les chutes sont le point final du Rio Iguaçu qui, au lieu de se jeter dans l'Océan file vers les terres, bloqué par une chaîne de montagnes, et se jettent dans le Rio Parana.





Les coatis sont en totale liberté dans le parc, mais complètement dépendants de l'homme. Ils sont agressifs et volent toute la nourriture qui est à leur portée, sans tenir compte des personnes, ils grimpent sur les tables et prennent ce qu'ils veulent.



Des passerelles nous permettent d'approcher au plus près des chutes, mais également d'être trempés. Les panchos sont les bienvenus.





Un ascenceur panoramique nous amène presque "sous" les chutes hautes de 70mètres pour les plus importantes. . Le bruit est assourdissant.






Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les chutes qui sont communes à l'Argentine, le Brésil et le Paraguay, mais le Rio Iguaçu qui continue sous le nom de Rio Parana.

Au fond, le Paraguay, à gauche l'Argentine, et à droite, le Brésil. Le pont, qui l'enjambe, passe, juste en son milieu, du Brésil à l'Argentine où nous allons continuer notre visite.



dimanche 18 avril 2010

Rio de Janeiro #2

Le lendemain, nous partons tôt pour le Christ du Corcovado (vu nos têtes faciles de deviner que nous avons peu dormi !)

Un train à crémaillère assure la montée à travers la fôret tropicale de Tijuca.






Devinez qui nous admirons....


Hé, hé, la statue en réparation. Pas de chance ! Mais le Christ haut de 30mètres et perché à 700mètres d'altitude impressionne.... De quoi donner le vertige. Son mauvais état, dû à des infiltrations, rendait la réparation urgente.


Le temps est de plus en plus maussade, et le vent aidant, entre deux nuées, nous arrivons tout de même à prendre quelques photos de la fôret et de Rio.


De loin, nous voyons la pluie qui arrive, le vent se lève de plus en plus, il est temps de redescendre.

Aujoud'hui, nous déjeunons au "Kilogram". Buffet garni, immense assiette et prix au poids ! Le bonheur.
L'après-midi étant libre et le temps ne se prêtant pas à la baignade, nous partons faire du "shopping". Ce sont encore les soldes alors nous en profitons...
Nous devions vraiment avoir l'air de pauv' touristes français.... En arrivant devant la Bijouterie Stern, un monsieur nous aborde en nous demandant si effectivement nous étions bien français.
Cette bijouterie a un musée que nous voulions visiter, hop, ni une ni deux nous entrons en suivant notre guide.
Visite très intéressante avec audiophone, aussi bien pour les enfants que pour les parents. A la fin de la visite, une gentille vendeuse prend la relève et nous propose des bijoux superbes...Nous (enfin surtout SG) avons résisté !

De retour à l'hôtel, le vent siffle à travers nos fenêtres et la pluie tombe de plus en plus drue. Nous devions visiter une favela avec madame D. (soeur de madame L.) mais trop de boue déjà dans les ruelles pour y monter.

La "chuva" (tempête) a fait son oeuvre pendant la nuit et continue le matin. Ordre est de ne pas bouger de l'hôtel, beaucoup de quartiers sont sous l'eau et le pont de l'aéroport est fermé. Les avions ne décollent pas.
C'est la débâcle à Rio, ils n'avaient jamais vu un tel déluge. Nous suivons les informations depuis l'hôtel et vers 11h00, notre guide, Najla, nous annonce un prochain vol à 17h00 (en remplacement de celui de 10h00).
Les habitants des favelas subissent de plein fouet cette catastrophe, beaucoup de victimes et de dégâts.
Depuis nous avons appris que le site du Christ est fermé pour cause d'éboulement sur la route et que le quartier a été évacué.

Rio est une métropole dont nous n'avons vu que l'aspect "touristique". Difficile de se faire une idée de ce qu'elle peut être au quotidien, même si notre discussion avec madame D. nous a un peu éclairé. C'est une ville où il faut être vigilant sans tomber dans la paranoïa.

Le nouveau Maire de Rio veut stopper la corruption qui sévit depuis trop longtemps maintenant et envisager un avenir propre pour la ville.

samedi 17 avril 2010

Rio de Janeiro #1

Nous arrivons à Rio à la nuit tombée. Cette explosion de lumière nous fascine.
Rio de Janeiro fût découverte en 1502 par les Portugais. Pensant découvrir l'embouchure d'un grand fleuve, ils le baptisent Rio (fleuve) de Janeiro (janvier). Grave erreur, il s'agit de la baie de Guanabara.
Rio est prise entre des dizaines de collines "Morros" et peu de routes permettent de s'en échapper. Actuellement, et en raison des futurs Jeux Olympiques, tout un nouveau quartier est en train de voir le jour, du côté de Bara et désormais il devient le quartier très résidentiel et très cher de Rio.


En ce week-end pascal, beaucoup de touristes se trouvent dans la ville, brésiliens et étrangers. Le Queen Mary II est au port avec ses quelques 3000 passagers. Pour éviter de faire la queue, nous partons très tôt de l'hôtel et arrivons juste à l'ouverture du site du Pao de Azucar.
Le Pain de Sucre doit son nom à sa forme. Celle-ci, en effet, rappelle la forme des cônes dans lesquels était placé le sucre pour son transport.

Pour gagner le sommet, nous prenons 2 téléphériques. Le premier nous dépose au Morro de Urca où nous apprécions vraiment la modernité sinon nous montions dans ça !

Cette fois ce sont les ouistitis qui nous accueillent.

Juste devant, pour ceux qui ont lu "Rouge Brésil" de Rufin, voici l'ile sur laquelle les français avaient établi leur base. Désormais, elle est rattachée à la terre par un aéroport.
Rooooo la déception, l'île est rempli de bâtiments blancs, pas un seul coin de verdure.
Le second téléphérique nous amène au sommet du Pain de Sucre et de ses 400mètres d'altitude.
Quelques irréductibles font l'ascension à coups de piolet ????


De là, nous avons une magnifique vue sur Copacabana et l'océan Atlantique,

Le quartier Urca,
et la Baie de Guanabara. Le pont que vous apercevez au loin fait 13kms de long. Seul moyen d'accès à l'aéroport international.
Une petite pause dans le jardin botanique avant de descendre,

et de nous rendre en ville, dans le centre historique.


La nouvelle Cathédrale (1972) est une pyramide!!!! dont le clocher est à côté.


Nous sommes dimanche de Pâques et l'Eglise est presque pleine. Les vitraux sont impressionnants par leurs dimensions. Haute de 86 mètres, elle peut accueillir jusqu'à 20 000 personnes.
En reprenant notre route, nous passons devant les "favelas", ces bidonvilles dont le plus grand abrite plus de 200 000 habitants (presque la Guyane entière). Régies par la loi des mafieux, les favelas ne ressemblent plus beaucoup à ce que nous pensons, les maisons sont en durs, il y a des écoles, des postes... et la population travaille dans les hôtels, chez les particuliers. Presque toutes les collines comptent une favela, et le contraste d'un côté et de l'autre de la route est parfois saisissant.


Quand je vous dis que le Football est une partie de la vie des brésiliens ! Halte obligée devant le grand stade du Maracana. il pouvait contenir jusqu'à 200 000 spectateurs, mais depuis que les chaises individuelles ont remplacé les bancs, seuls 100 000 peuvent désormais s'y tenir.


Rio a connu toute une politique de déstruction massive de l'époque coloniale ! Les vieilles maisons étaient presque systématiquement démolies. Aujourd'hui un effort est fait pour sauvegarder ce patrimoine.


La Mairie de Rio, vestige parmis quelques autres au milieu de grattes-ciel du centre des affaires.


Le Théatre National de Rio qui n'est pas sans rappeler l'Opéra Garnier.

Ancien Palais du Gouverneur, ce bâtiment devient le Palais Impérial en 1808 quand le Roi du Portugal fuit l'invasion des troupes de Napoléon. C'est également ici que l'abolition de l'esclavage est signé en 1888.

Juste en face du Palais, ce trouve l'ancienne Cathédrale, redevenue simple église à la construction de la nouvelle. 2 empereurs y furent couronnés.

a la fin de la matinée, notre guide nous laisse au Marché des Hippies.
Vaste place où se retrouvent vendeurs de vêtements, bijoux...artistes peintres.



Nous nous posons une petite heure au "Churrascaria Porcão". Un restaurant avec buffet à volonté, et surtout viande à volonté. Les serveurs passent toutes les 5 minutes avec toutes sortes de viande blanches,rouges, saucisses, abats... Il y en a pour tous les goûts et autant que l'on veut...
Une petite promenade digestive s'impose. Nous longeons la plage d'Ipanema. Une des voies est fermée à la circulation le dimanche pour les piétons.

Le temps n'est pas au beau fixe, nous ne pouvons pas vraiment profiter de la plage. Mais d'après les enfants, de toute façon l'eau est froide et les vagues réputées dangereuses... Pas de regret.

Notre hôtel le Praia Ipanema n'est pas beau, très touristique, mais offre une magnifique vue sur la mer et le personnel est très sympa.


Il se trouve dans un des quartiers chics de la ville et donc très surveillé.

SG me signale toutes les cliniques chirurgicales que nous croisons...Et croyez-moi, il y en a...Certaines proposent de vous rafistoler en 24h...Je n'ose pas imaginer le résultat. Beaucoup de charlatans...

Dois-je y voir un message ?



En fin d'après-midi, sous une légère pluie, nous décidons de faire un tour dans les rues avoisinantes, et surtout la plus commerçante, la rua Barao da Torre. Nous ne résistons pas à l'envie de voir un supermarché... Ben, c'est comme chez nous ! Avec les mêmes marques !


Après une journée bien remplie, la nuit tombe doucement, les rues sont calmes, les vacances ne sont pas encore pour maintenant pour les Cariocas...